VHMSS : A la suite de la publication du rapport de la commission d’enquête parlementaire relative aux violences commises dans les secteurs du cinéma, de l’audiovisuel, du spectacle vivant, de la mode et de la publicité.
Le Syndicat des Scénaristes salue le travail de la commission d’enquête relative aux violences commises dans les secteurs du cinéma, de l’audiovisuel, du spectacle vivant, de la mode et de la publicité.
La prise en compte de la parole des victimes par nos député·es est une étape majeure pour l’évolution des mentalités et des pratiques de notre secteur. Le constat est posé et il est vertigineux : il est maintenant urgent d’agir.
Le Syndicat des Scénaristes a été auditionné le 21 novembre 2024 en compagnie de la Guilde Française des Scénaristes et de l’association SCA. Nos organisations ont été entendues.
Le rapport parlementaire présenté le 9 avril dernier pointe la vulnérabilité particulière des scénaristes qui exercent leur métier en dehors du Code du travail, sans protection ni encadrement. En cas de danger dans l’exercice de leur profession, les scénaristes sont ainsi isolé·es : l’absence de lien de subordination reconnu implique une absence de responsable légal concernant leur sécurité, l’absence de médecine du travail et de CSE (Comité Social et Économique, instance de représentation du personnel dans une entreprise) implique une absence de moyen de défense en cas de conflit. La notion de travail reste un impensé total dans l’exercice de notre métier encadré par le seul droit d’auteur qui protège les œuvres, mais pas celles et ceux qui les créent. L’audition de nos collègues le 21 janvier 2025 est venue compléter la prise de paroles des organisations professionnelles. Leurs prises de parole fortes et courageuses sont venues témoigner de l’urgence de prendre des mesures afin de clarifier notre statut.
Nous nous réjouissons que la loi du silence qui régit depuis trop longtemps nos professions prenne fin. Nous espérons que les nécessaires recommandations formulées dans ce rapport ne resteront pas lettre morte et intégreront des projets de loi. Nous regrettons néanmoins que malgré les constats formulés, aucune recommandation ne vienne pallier l’absence de cadre du métier de scénariste qui fait pourtant partie intégrante de la filière cinématographique et audiovisuelle.
Nous nous tenons donc à la disposition de la commission pour y remédier.
Pour un métier plus juste, chaque voix compte !
