Contribution à la Commission d’enquête relative aux VHMSS dans le cinéma et l’audiovisuel
Le droit d’auteur français protège les œuvres, mais pas les corps des créateur.ices.
Les scénaristes ne disposent d’aucun statut professionnel officiel, ce qui les laisse sans protection juridique face au harcèlement, à la discrimination ou à des conditions de travail abusives, et sans recours légal en cas de litige.
En 2023-2024, de nombreux scandales sexuels ont ébranlé l’industrie cinématographique française. L’actrice Judith Godrèche a accusé deux réalisateurs de violences sexuelles sur mineure et a appelé le Parlement à créer une commission d’enquête sur les violences sexuelles et sexistes dans le cinéma, le théâtre et la télévision. Les scénaristes n’avaient pas été initialement invités à témoigner lors de ces auditions : le SdS a donc formellement demandé à être entendu.
En novembre 2024, le SdS a participé aux auditions parlementaires, aux côtés de La Guilde Française des Scénaristes et des Scénaristes de Cinéma Associés (SCA).
À la suite de cette audition, le SdS a transmis son RAPPORT COMPLÉMENTAIRE, résumant les difficultés rencontrées par les scénaristes et formulant des recommandations concrètes en matière de VHMSS.
Quelques mois plus tard, après plus de 350 témoignages, la commission a publié son rapport. Bien que celui-ci souligne les principaux problèmes auxquels notre profession est confrontée, les scénaristes sont totalement absents des recommandations finales.Le SdS publie alors un communiqué de presse saluant le travail de la commission, tout en regrettant l’absence de mesures spécifiques pour répondre aux enjeux propres à notre métier.
